En quatre toiles, une réflexion sur le mythe de Sisyphe.
Pour avoir défié les Dieux de l'Olympe, Sisyphe fut condamné à hisser un rocher jusqu'au sommet d'une colline. A peine parvenu à cette fin, le rocher roulait jusqu'en bas de la colline. Il ne restait plus à Sisyphe qu'à recommencer et ce, pour l'éternité.
Nombre d'entre nous ne hissent-ils pas le même rocher tous les jours de leur vie ?
J'ai imaginé que Sisyphe, découvrant l'instrument de son châtiment se révolta vainement contre l'absurdité de sa nouvelle vie : « Sisyphe en désespoir ».
De ce rocher compagnon de misère, il apprivoisa les moindres accidents de contours, les nuances de couleurs, les douceurs et rugosités…. Jour après jour, il se prit à l'aimer… au point de lui parler : « Sisyphe en confidence ». au point d'avoir peur de le perdre, de se le faire dérober, et de dormir contre lui pour mieux le surveiller : « Sisyphe endormi ».
Ne s'accroche-t-on pas à sa vie, même vide de sens ? L'idée d'en changer n'est-il pas souvent source d'effroi ? La seule revanche est alors la dérision : « Sisyphe prend son rocher ».
Ce rocher qu'il identifie le temps d'une révolte à ses juges, ses dénonciateurs, « les méchants », tous ceux qu'il croit responsables de sa misère.
 Sisyphe en confidence |  | | Huile sur toile 100 x 73 cm (40P) |
|  Sisyphe en désespoir |  | | Huile sur toile 100 x 73 cm (40P) |
|  Sisyphe endormi |  | | Huile sur toile 100 x 73 cm (40P) |
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| |  Sisyphe prend son rocher |  | | Huile sur toile 116 x 81 cm (50P) |
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